Je vais où ?

George Orwell, "1984"

 

"Big Brother vous regarde"

   "La guerre c'est la paix, La liberté c'est l'esclavage, L'ignorance c'st la force."

"Il comprit que le tragique était un élément des temps anciens, des temps où existaient encore l'intimité, l'amour et l'amitié, quand les membres d'une famille s'entraidaient sans se demander au nom de quoi "

"Il existait toute une suite de départements spéciaux qui s'occupaient, pour les prolétaires, de littérature, de musique, de théâtre et, en général, de délassement. Là, on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sport, de crime et d'astrologie, de petits romans à cinq francs, des films juteux de sexualité, des chansons sentimentales composées par des moyens entièrement mécaniques sur un genre de kaléidoscope spécial appelé versificateur"

"C'était une belle pendaison, dit Syme, qui revoyait le spectacle. Mais je trouve qu'on l'a gaché en attachant les pieds. J'aime les voir frapper du pied. J'aime surtout, à la fin, voir la langue se projeter toute droite et bleue, d'un bleu éclatant. Ce sont ces détails là qui m'attirent."

"La liberté, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit."

      "D'une haute écriture informe, ces mots étaients tracés : 'Je vous aime' "

"On ne pouvait aujourd'hui avoir d'amour ou de plaisir pur. Aucune émotion n'était pure car elle était mêlée de peur et de haine. Leur embrassement avait été une bataille, leur jouissance une victoire. c'était un acte politique."

"L'odeur de ses cheveux, le goût de sa bouche, le contact de sa peau, semblaient s'être introduit en lui. [...] Il aurait voulu qu'ils fussent un couple de mariés de dix ans. Il aurait voulu pouvoir se promener avec elle dans la rue, exactement comme ils le faisaient, mais ouvertement, sans craintes, et parler de choses ordinaires en achetant des petits objets pour leur ménage. Il aurait voulu par dessus tout avoir un endroit où ils pourraient être seuls sans se setir obligés de faire l'amour chaque fois qu'ils se rencontraient."

"Oranges et citrons disent les cloches de Saint-Clément, Tu me dois trois farthings disent les cloches de Saint-Martins, Quand me paieras-tu disent les cloches du Vieux Bailey, Quand je serai riche disent les cloches de Shoreditch."

"Dans un monde dans lequel le nombre d'heures de travail serait court, où chacun aurait suffisamment de nourriture, vivrait dans une maison munie d'une salle de bains et d'un réfrigérateur, posséderait une automobile ou même un aéroplane, la plus évidente, et peut-être la plus importante forme d'inégalité aurait déjà disparu. Devenue générale, la richesse ne confèrerait plus aucune distinction. Il était possible, sans aucun doute, d'imaginer une société dans laquelle la richesse dans le sens de possessions personnelles et de luxe serait également distribuée, tandis que le savoir resterait entre les mains d'une petite caste privilégiée. Mais, dans la pratique, une telle société ne pourrait demeurer longtemps stable. Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d'êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s'instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s'apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n'a aucune raison d'être, et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n'était possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance."

"Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà."

" Le commandement des anciens despotismes était : 'Tu ne dois pas.' Le commandement des totalitaires était : 'Tu dois.' Notre commandement est : 'Tu es.' "

 

A LIRE: O O O O

 

 

Green day, "American idiot"

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